Chaque mois, L’Exalté ouvre ses pages aux transports du cœur, aux songes, et aux beautés fugaces qu’un esprit sensible et passionné tente d’apprivoiser.
L’Exalté
Littérature, Art, Pensées et Actualités des âmes passionnées
De tous les pas d’un cheminement, il n’en est aucun qui soit plus dur, plus hésitant, plus effrayant mais finalement plus exaltant, que le premier.
Actualité
Saisissante Science !
Un buste pour M. Reeves
Point de découverte ou d’invention pour notre première édition, mais bien un hommage à un grand scientifique, mais surtout un grand homme !
Hubert Reeves est un astrophysicien et vulgarisateur scientifique né en 1932 à Montréal, CA et décédé le 13 octobre 2023 à Paris, FR. Auteur d’articles sur la nucléosynthèse (ndlr: processus de formation des noyaux des différents éléments chimiques qui constituent l’Univers), c’est au travers de ses ouvrages et conférences de vulgarisation scientifique que Monsieur Reeves connaîtra le plus grand des succès.
De nature placide et profondément humaine, profondément amoureux de son public et de la Nature, Hubert Reeves a consacré l’entièreté de sa discrète mais passionnée existence à sa science, à la vulgarisation scientifique sur laquelle il eut un impact majeur et à la défense de la biosphère (Humanité&Biodiversité). Grand observateur des cieux, autant que de la Terre et de l’Humanité, Hubert Reeves fut ce qu’on peut qualifier définitivement d’un « Grand Observateur de la Vie ».
Nous estimons qu’un tel hommage n’était que trop mérité et que ce buste ne sied que trop bien à un homme si humble et pourtant si impliqué dans le progrès et l’élévation de l’Humanité !
La nucléosynthèse est un ensemble de processus nucléaires survenant aux échelles cosmiques et par lesquels se forment les différents qui constituent la matière (visible, pour les plus savant.e.s) de notre Univers (ceux-là même que vous avez détestés… ou comme moi, adorés mémoriser dans vos cours de chimie).
On distingue deux pendants de cette nucléosynthèse. D’une part, la Nucléosynthèse dite « Primordiale » et qui survient aux premiers temps de l’Univers, alors extrêmement chaud (peu après le tonitruant Big Bang, pendant environ 10 minutes) et aux cours desquels les fameux protons (ces particules chargées… de vos cours de physique !) , qui sont aussi des noyaux des atomes d’hydrogène (qui constituent en partie l’eau et qu’on utilise aussi désormais pour mouvoir certains véhicules) vont s’assembler par différentes transformations nucléaires, en des noyaux plus lourds. Au cours de ces processus, de puissantes radiations sont émises, des particules extrêmement légères nommées neutrinos (ndlr: L’Exalté y consacrera un article, car c’est une part de l’expertise de son rédacteur !) et… Un noyau d’hélium (ce gaz qui fait s’envoler les ballons et déforme nos voix en un ton amusant) ! Des processus du même type se succèdent ensuite encore un bref instant pour former du berylium, ou encore du lithium (qu’on utilise dans nos batteries de téléphone ou de voiture !).
La Nucléosynthèse Astrophysique quant à elle, survient tout au long de l’histoire universelle, spécifiquement dans les étoiles, dont… Notre Soleil ! C’est ce phénomène qui permet aux étoiles de briller (et chauffer!). Elle est sensiblement similaire à la Nucléosynthèse Primodiale, à cette différence que les étoiles travaillant plus longtemps que le brutal refroidissement post-Big Bang, elles peuvent réaliser des fusions de noyaux plus lourds et produire des éléments au-delà du lithium (de quoi remplir des cases supplémentaires du tableau périodique). Les éléments produits dans une étoile dépendent de sa masse à sa formation (plus elle est « lourde », plus les éléments qu’elle forme pourront être lourds) et de son âge, ou plus exactement de son stade (ou cycle) de vie (la vie d’une étoile est rythmée d’étapes complexes qui modifient profondément ses propriétés et régie par un équilibre entre la pression causée par la matière qu’elle « brûle » et la pression causée par son propre poids, ce qui lui permet de produire de nouveaux éléments) (ndlr: nous rediscuterons un jour de la vie stellaire en détail).
500 jours, voilà désormais atteint le paroxysme de la tradition politico-surréaliste belge. Point de marche glorieuse ici, mais bien une procession consternante. Consternante et non humiliante comme on peut tant le lire, ça et là, parmi les pamphlets alarmistes ou les médiocres discours des politiques tout aussi peu inspirés. Plutôt que l’interprétation misérable d’un ridicule Vaudeville dramatique, ces 500 jours ne seraient-ils pas au contraire en train de nous démontrer non la défaillance de notre Démocratie, si tristement et injustement menacée quand elle n’est pas brutalement bafouée ; mais bien la vitale nécessité de la transformer ? Ainsi, plutôt que de feindre l’émoi des injustes refus partisans, des exclusives et inclusives exigences des organisations, ne s’agirait-il pas de faire le pari d’une refonte systémique ? Plutôt que d’observer les pies incessamment jacasser pour défendre leur pré-carrés, ne faudrait-il pas enfin opter pour une représentation populaire plus directe, inévitablement syncrétique et synthétique ?
Economie
Pour inaugurer cette modeste rubrique où l’on parlera autant d’économie que de la manière dont elle impacte notre monde, afin de la démystifier autant que d’en consolider la critique, nous commencerons simplement par l’explication d’un produit financier à la fois banal et essentiel.
Obligation
Il s’agit d’une nom donné à une fraction d’un titre de créance, d’une « part de dette » émise par une société privée, un état souverain ou une institution politique de différents niveaux. Ce type de titre peut-être émis dans plusieurs cas de figures: une entreprise qui souhaite réaliser un investissement matériel tel que la construction d’un parc d’éoliennes ou, malheureusement, lorsque ses revenus ne suffisent plus à financer son propre fonctionnement. Ces obligations peuvent être achetées soit par des institutions financières, soit par des particuliers et elles constituent donc le placement d’une somme donnée que l’emprunteur s’engage à rembourser. Dans la majorité des cas, ce remboursement s’accompagne du versement d’intérêts (% de la somme empruntée). Le remboursement et les versements d’intérêts peuvent soit se faire à date fixe (on parle de maturité), soit suivant un intervalle périodique (on parlera alors notamment de « coupons »).
« Le joueur d’échecs » est une nouvelle publiée par Stefan Zweig à titre posthume en 1942. Elle traite avec intensité les effets profonds de l’isolement sur l’humain, aux frontières de la folie qui finalement, séjourne en chacun.e d’entre nous.
⭐⭐⭐⭐⭐
Note : 5 sur 5.
Une véritable chambre d’écho pour mon âme. Je n’ai pas mis une matinée à le terminer.
Excellent récit allégorique sur l’isolement, l’addiction et le deuil qu’elle implique.
Bien au-delà d’un simple récit psychologique, c’est la relation à la solitude comme entité qui est dépeinte. C’est l’enfer de l’Angoisse et ses questions qui font tourner en rond et diluent l’Esprit dans le néant du Réel, causées par le désir, ô incommensurable désir, de sortir de cette affreuse prison de silence et d’incertitude décrivant un cadre aux infinies possibilités.
Les échecs s’incarnent comme un cadre référent, restructurant par ses 64 cases, ses deux couleurs, sa succession de coups, autant l’Espace que le Temps, indéfiniment dilatés par l’absence d’échange avec l’Alter. Ce cadre, inespérée restructuration, devient rapidement fondateur, obsessionnel, passionnel et se substitue à toute autre forme de réalité, prétendant jusqu’à usurper la vérité.
Bien peu de pages et pourtant, un impact tel que je n’en avais pas ressenti depuis des années, si ce n’est depuis les confins de l’Eternité. Cette même éternité, si vide, et pourtant si érotique, si désirée, si obnubilante d’une volonté de la comblé ; voilà toute la puissance de cette courte nouvelle : nous démontrer que l’indicible, le silence, « le tût » se mue en une bruyante et insupportable infinité.
Définitivement, un ouvrage compagnon et une expérience transcendantale qui ne me quittera plus et contribuera à nourrir mon propre « mythe fondateur ».
Musique
« You can tell that to the boys »
Succès envoutant de la crooneuse à la voix profonde et élégante de Los Angeles, « To the boys » est un titre de Molly Burch figurant sur son album First Flower. Ce titre est particulièrement intéressant par les multiples degrés de lecture qu’il nous offre. Bien au-delà de son indéniable qualité musicale portée par la riche et puissante tessiture de son autrice-compositrice (ndlr: L’Exalté proposera un jour une revue de son oeuvre), son texte mérite un arrêt tant contemplatif que sociétal.
« Tell that to the boys… »
Après une première lecture, « To the boys » se présente naturellement comme l’affirmation émancipatrice d’une jeune femme au sein d’un contexte bruyamment et violemment dominé par des hommes, dont elle néglige les codes avec confiance,
« I’m not a quiet singer But I’m a quiet talker They tell me to be louder No, I won’t even bother »
Cette affirmation de soi se fait sans concession aucune, pleine d’une légitime certitude,
» That is my choice And this is my voice You can tell that to the boys «
C’est aussi le rejet serein mais ferme des traditionnels « sois plus forte », « parle plus vivement si tu veux qu’on t’écoute », que l’on assène si souvent aux jeunes femmes, dans le milieu professionnel, dans la Vie,
» They tell me to be louder No, I won’t even bother No, I won’t even bother That’s not my style «
C’est également un appel sincère et légitime à être écoutée et considérée « telle qu’elle »,
« Answer, answer, answer me Can you listen carefully? »
savamment contrasté ici, puisque les esprits hâtifs se borneront au « Answer me », alors que celui-ci n’appelle pas la réponse, mais bien l’écoute. Ces mots symbolisent avec toute la grâce habituelle de leur autrice, ce besoin si souvent négligé et pourtant régulièrement explicité par les femmes, d’être écoutées. Un besoin d’écoute pure, gratuite, celle qui se fait sans volonté ou désir de réponse ou d’explication, mais par pure empathie et attention.
Finalement, c’est aussi un encouragement à accepter et révéler sa vulnérabilité, mais surtout de la revendiquer, au lieu de la subir honteusement,
« I’m a natural blusher Depending on the place When you get me nervous You can see it in my face You can see it in my face That’s just my style »
« … to the boys ! »
Après une seconde lecture (et écoute!), ilest cependant possible de pousser l’interprétation encore un cran plus loin. « To the boys » est une adresse directe et sans détour aux hommes et en reprenant ligne par ligne son texte, on peut également entrevoir, saisir, une exhortation à l’acceptation et l’expression de caractères non-virilistes chez les hommes. Un encouragement au relâchement pour laisser place à plus de vulnérabilité, plus d’empathie, plus d’écoute, bref… Plus d’Humanité !
C’est ainsi une suggestion subtile aux hommes à accepter leur sensibilité, leur timidité, leur modération et à se défaire des incessantes incitations à la domination et la compétition. « To the boys » se fait l’invitation à une réaffirmation de la valeur personnelle profonde, de l’auto-affirmation bienveillante et apaisée de soi, de ses idées et au final du charisme fédérateur naturel plutôt que celui instauré par la manipulation, la démonstration ou encore la la terreur, si valorisée dans les modèles masculins,
« I don’t need to scream to get my point across I don’t need to yell to know that I’m the boss »
On pourra sans trop hésiter, effectuer l’exacte même observation que lorsqu’on se plaçait du point de vue de la narratrice: ce phrasé qui exhorte à vivre pleinement ses sensibilités et ses vulnérabilités, sans aucune honte
« I’m a natural blusher Depending on the place When you get me nervous You can see it in my face You can see it in my face That’s just my style »
Au final, ce que Molly Burch nous communique ici est autant un appel à l’affirmation, à l’émancipation et à la bienveillance, tant dans son rapport à Soi, que dans nos rapports aux autres et en particulier, entre les genres.
En somme, ‘To the boys’ est une ode subtile à l’affirmation de soi et à l’empathie, un chant qui invite chacun, quel que soit son identité, à se déployer pleinement, avec force et douceur, véritable essence de ce qu’est l’affirmation de soi. Alors oui, chères lectrices et lecteurs, je vous l’affirmer fièrement en choeur avec Molly: « You can tell that to the boys » !
Point de critique ou d’analyse pour cette première édition, s’excuse notre rédaction ! En place, nous exposons modestement la dernière oeuvre picturale de notre rédacteur : « Le printemps au Parc de Wolvendael (Uccles, Belgique) ». Il ne me vient point de grande idées ou description à y ajouter, car au fond, chacune de mes oeuvres, pourtant exclusivement figuratives et sans réelle allégorie ou extrapolation est déjà un effleurement de l’absolu de mon expression, tentative spontanée de concilier la vue et le ressenti, de faire se rencontrer le Tout et le Rien.
Je réalise cependant, à ma dernière relecture, que le choix de cette toile représentant le Printemps à Uccle, BE, tirée d’une balade aux alentours de la fin du mois d’avril 2025, comme cliché principal d’un article rédigé au mois d’octobre, en plein Automne, symbolise bien là tout le sarcasme léger, maladroit, un brin absurde, pour lequel j’ai tant d’affection.
Pensées
De ce journal
Chères lectrices, chers lecteurs, je m’accorderai ici une digression de la « ligne » (si vague soit-elle) de cette fantaisie de journal pour vous confier mon ressenti sur la rédaction (et désormais, la publication) de cette première édition. Je ne me suis pas présenté à vous, mais je nous en donnerai un jour l’occasion. En attendant, je ne peux que vous inviter à imaginer un jeune homme en fin de vingtaine, troublé par l’Univers (qu’il a étudié), par la Vie (dont il embrasse les beautés du plus profond des amours) et par sa propre psychée, tantôt fort excitée, tantôt fort lamentée, mais toujours ô combien passionnée. Ce feuillet, que vous lisez (et je vous en remercie du plus profond de mes sentiments) n’est autre que la synthèse et le reflet de mes émois, mes obsessions, mes interrogations du moment, sorte de « tranche » de mon singulier cylindre d’espace-temps. Tranche qui recoupe par la force des choses votre propre cylindre, puisque vous lisez ces lignes (et encore, je vous en remercie !). D’emblée, je vous serai fort gré de me pardonner mon style parfois exagéré et décousu, par l’incohérence globale des thèmes abordés (il en est tant que je souhaite discuter avec vous, tant qui vont et viennent et pourtant, jamais il ne sera assez d’atomes, ni d’instants en cet Univers pour encoder autant d’exaltation !).
Alors même que je rédige cette digression et vous fais en quelques sortes la promesse d’un jour me dévoiler à vous, si infimement nombreux et nombreuses que vous soyez (à vrai dire, ce journal n’a pas vraiment été conçu avec une vocation de trouver quelque public, mais simplement celle de laisser mon esprit et mes sentiments s’épancher de toutes leurs agitations, intensités et réflexions) (vous constaterez à l’instant mon obsession syntaxique pour les parenthèses !). Bref, je m’égare ! Je m’apprêtais donc à vous annoncer que j’envisage déjà (en finissant cette première édition), la rédaction de dossiers, destinés à approfondir ponctuellement certains sujets sur lesquels me viendraient une hyperfixation passagère, voir d’offrir une occasion d’expression ou de représentation à quelque d’entre vous.
N’importe ! L’avenir en décidera. Je vous laisse à présent poursuivre votre lecture qui s’enchaine sur ma réflexion sur l’Amour, introduite ici par sa représentation stendhalienne et Romantique qui n’a jamais cessé, bien qu’elle suive le même ressac que le reste de mon esprit, de me suivre depuis que je l’ai découverte. Merci.
De l’Amour
“L’Amour a toujours été pour moi la plus grande des affaires, ou plutôt la seule”
Cette citation, tirée de l’ouvrage autobiographique de Stendhal (Henri Beyle) « Vie de Henry Brulard », s’inscrit dans l’une des nombreuses périodes de tourments que traversa cet auteur phare du Romantisme (ndlr: on consultera aussi les « Souvenirs d’égotisme »). Ces agitations décrites dans le récit sont tant contextuelles (la famille violente et moralisatrice, la Révolution française, l’oppressante religion qui désire supprimer l’individu, …), qu’introspectives (l’évasion par les mathématiques à la rassurante et honnête rigueur, le départ pour Paris loin de l’enfer de l’entourage, …). Ce livre est aussi l’aveu d’ouverture de Stendhal à ses propres sensibilités, à son désir de la poursuite de l’éternelle contemplation de la Beauté de l’Univers qui l’entoure. Au fil du récit, il y ponctue sa narration d’éléments tirés de son passé, de commentaires issus de son présent, tantôt teintés d’Amour, tantôt de Haine, mais toujours de vifs sentiments de Grâce. J’aurais encore beaucoup à dire sur ce livre d’un de mes auteurs adulé, mais je m’octroie le droit de réserve de vous en offrir une lecture approfondie dans une prochaine édition de ce journal.
Si je choisis aujourd’hui de traiter de cette citation, je le fais avant tout sous le prisme d’une approche philosophique. Et si je vous en mentionne le contexte, c’est dans l’unique vocation de consolider le cheminement à venir de ma pensée.
Bien que les esprits hâtifs et superficiels perçoivent sans trop de doutes une banale, écœurante, étouffante, voire effrayante obsession pour le sentiment d’amour, en son sens relationnel, je ne peux renier mon extase face à son sublime, subtil, transcendantal et gracieux caractère.
L’amour décrit ici, relève sans doute plutôt de ce que je nomme et écris idiosyncratiquement l’Amour, cette intrinsèque et profonde mais pourtant paisible et placide passion. Celle-ci n’est guère uniquement destinée à un autre spécifique, mais bien orientée vers ce que je qualifie d’Alter, tout entier. L’Alter est un terme d’origine psychanalytique dont je me fais l’appropriation audacieuse pour désigner tout ce qui est, hors de l’Ego (Moi) et de mon propre horizon des évènements, garant immuable de ma singularité.
L’Amour décrit dans la citation, n’est ainsi pas tant une poursuite de l’appréciation ou du désir d’un autre humain ou humaine, mais bien une certaine admiration ou adoration extatique, inconditionnée et sublime, pour le Monde, l’Univers, la Vie et chacun des mystères, des beautés autant que des horreurs, des bienveillances autant que des terreurs, des choses autant que des Humains et finalement du Commencement, autant que de la Fin.
L’Amour, s’en retrouve dès lors une forme d’ultime libération, d’acceptation, de reconnaissance, d’assimilation et d’appropriation des effets de l’Espace et du Temps.
Mon cheminement me mène dès lors à questionner ce caractère bien trop souvent négligé, expédié ou piétiné par la pensée, par les sciences lorsqu’elles sont froidement pratiquées, sans passion, sans Amour : peut-on seulement aimer sans Aimer ?
Je me traduis ici : un Humain peut-il aimer en toute grâce et sincérité son/sa partenaire, réellement, profondément, s’il n’est pas encore à même de ressentir cet état d’exaltation et d’extase lorsqu’il observe, perçoit, ressent ; bref, lorsque l’Univers tout entier le traverse, tout en demeurant attentif, désintéressé et parfaitement altruiste ?
Ainsi, pour savoir aimer, faut-il seulement déjà Aimer, sans exigences, sans attentes, sans prétentions, mais bien avec cette profonde et apaisée tendresse qui nous subjugue, lorsque nous observons les étoiles, admirons un tableau, écoutons la mer, étudions l’Histoire, l’Humanité ou les Sciences ou plus simplement, en acceptant de recevoir et ressentir notre Univers et ses signaux.
En définitive, Aimer, autant qu’aimer, est sans doute l’acte de demeurer paisible dans le tumulte et incertitudes, d’apprécier et affectionner les silences ou les aléas quand ils viennent et finalement d’offrir la simple certitude d’une réception patiente, gratuite et attentive, la plus purement dénuée de jugement ou d’exigence.
Histoire
C’est avec un certain regret que la rédaction de L’Exalté présente ses excuses sincères à ses lecteurs pour son excès d’ambition. Pas de traitement de thème historique pour cette première édition, le Temps contraignant la finalisation de lecture, approfondissement et réflexion du sujet des passions politiques sous le régime de la Restauration française. L’Exalté vous promet en revanche la rédaction d’un sujet similaire dès la prochaine édition sur ce thème tenant particulièrement à coeur !